Cider with Laurie

02 août 2008

Oubli

Je n'ai même pas pensé à vous en parler, depuis le temps que je vous cause, tellement ça fait partie de moi depuis très longtemps.

J'ai une autre passion dans ma vie (enfin, passion est peut être un grand mot, mais vu ce que ça m'occupe, je pense qu'on peut l'employer).

Depuis toute jeune j'ai aimé les lettres, lire, écrire, et tout naturellement, quand j'ai été assez grande pour pouvoir y jouer, mes mère et grand mère, dont c'était aussi un passe temps favori, m'ont initiée au jeu de Scrabble.
C'était bien sur à l'époque sur un plateau de carton dépliant, avec un sac de petits carrés de plastique que ma mère remplaçait régulièrement quand il s'usait, des réglettes pour cacher son jeu, et crayon et papier pour compter les scores. On avait même un jeu anglo-saxon, des amis américains nous en ayant offert un pensant que nous ne connaissions pas ce jeu sur le vieux continent. La différence réside dans la répartition et la valeur des lettres.

J'ai ainsi retrouvé dans le petit carnet, quand j'ai du trier les affaires de mes parents, l'historique de parties opposant plus ou moins de joueurs, ma mère, ma grand mère et moi, donc, mais aussi mes frères, mes belles sœurs, des amis, des oncles et tantes, mes fils, neveux et nièces ensuite .... et des scores différents, évoquant les commentaires, les presque égaux (Moralement j'ai gagné, protestait ma grand mère, quand on lui décomptait les points restants), les très différents (Mais il/elle a une veine pas possible ! s'exclamaient les adversaires), les ratures (Tu m'as compté ma tablette ? Ah ben bien sur, pas étonnant que tu gagnes, si tu te trompes de colonne).

Ça m'a ramenée à tous ces étés où la partie de Scrabble d'après déjeuner faisait partie du rituel des vacances, installés sur la terrasse, à l'ombre du grand parasol, les pieds sur le muret (devant le spectacle de la photo en haut), le jeu dit "de voyage" où les lettres se fixent passant de main en main, ou au contraire frileusement à l'abri les jours de mauvais temps, la pluie ruisselant sur les fenêtres et la mer grise et déchainée au delà, sur le grand plateau tournant posé sur la table (Je peux avoir les lettres ? Ah non, c'est pas possible, un jeu pareil, je change ! Tu m'as marqué mon 24 ? Attends, il y a un problème, tu as fait combien, toi ? Et toi ? Ok, c'est bon, c'est le dernier coup d'untel que je n'avais pas compté. Passe moi donc le dictionnaire, j'ai un doute, là.). Tout le charme du jeu "à l'ancienne", tout à la main, quasi artisanal.

Quand ma grand mère nous a quittés, l'habitude a perduré avec ma mère. Mon ex mari n'aimant pas y jouer, je retrouvais avec bonheur les petits carrés beiges (on m'a révélé depuis que les pro appelaient ça les "caramels", ça me ravit) à chaque vacances, mais j'en étais plutôt sevrée chez moi. J'ai essayé de contaminer mes fils, mais ils n'étaient pas de grands fans. Ma mère nous a quittés à son tour, et là j'ai vraiment traversé le désert, une partie par ci par là chez mes frères, mais bon, dans l'ensemble, plus beaucoup d'occasions de placer marguay, tweed ou bokit au détour d'un mot triple ....

Et puis j'ai découvert internet et ses multiples possibilités, dont un site où on peut jouer tout son saoul, les lettres sont distribuées par un ordinateur, les comptes sont fait pour vous, et vous avez à votre disposition un nombre illimité de joueurs partageant la même passion que vous, le rêve devenu virtualité !

J'y suis inscrite depuis quelques années déjà, et j'y ai croisé un certain nombre d'individus, des plus sympathiques et cool comme moi aux plus stressés et obsédés par leur sacro-saint score.

Je ne sais plus quel philosophe antique a dit : "On apprend plus sur un homme en jouant deux heures qu'en conversant toute une année avec lui". Il avait absolument raison, et on trouve vraiment toutes sortes de caractères, au fil des jeux.

Ceux qui sont là pour jouer, qui sont contents qu'ils perdent ou gagnent, qui restent aimables et gentils, vous disent bonjour, merci, bonne journée/soirée, au revoir.

Ceux qui ne disent rien, répondent à votre salut à la rigueur, sont visiblement contrariés de perdre et satisfaits de gagner, normal.

Ceux qui vivent le jeu comme une compétition permanente, râlent contre le "croupier", supposé distribuer les lettres, contre le plateau, contre le chrono.

Ceux qui considèrent qu'ils doivent gagner, et que quiconque les bat fait preuve d'une outrecuidance indigne. Par conséquent ils vous accusent de tricher si vous avez le malheur de poser 2 Scrabbles. Par contre si vous ironisez sur le fait qu'eux en posent, vous vous faites également rembarrer d'avoir osé penser qu'ils trichent.

Ceux qui refusent de jouer avec vous sous prétexte que vos "variables" (ensemble de chiffres dont je n'ai pas cherché à percer le sens et qui sont issus des statistiques de vos précédentes parties) ne leur conviennent pas. J'avoue que ce jour là j'étais quand même assez estomaquée du raisonnement, agressif qui plus est, qui tendait à me prouver que quand même j'étais gonflée de vouloir jouer avec cette personne, pire que si je lui avais mis la main aux fesses !

Ceux qui vous draguent ouvertement ou pas, subtilement ou pas, toutes les opportunités semblent bonnes.

Ceux qui sont persuadés que vous utilisez un "anagrammeur", outil tabou sur ce site, qui vous permettrait de poser des scrabbles quelle que soit la distribution. Moi ça me flatte plutôt qu'on m'en suppose un, puisque je ne joue qu'avec mes tits neurones à moi. Ça me rappelle mes élèves de sixième qui me demandaient en grâce de pouvoir avoir leur calculatrice pour les devoirs de géométrie ....

Ceux qui vous insultent carrément au moment où ils devraient dire au revoir et merci. Il y a une procédure pour dénoncer ce genre d'attitude, mais je préfère la traiter par le mépris.

Ceux qui vous punissent d'avoir trop gagné pour que ce soit honnête en laissant s'écouler le temps à la fin (si vous abandonnez, vous perdez automatiquement). Donc dans ces cas là j'annonce tranquillement que je vais diner ou prendre ma douche, et je le fais. Souvent ils craquent avant la fin.

Et enfin, enfin, ceux qui justifient que vous enduriez tous les mauvais joueurs, les gentils, aimables, charmants, qui vous aident, vous donnent les ficelles, les stratégies, qui font que vous vous connectez en espérant les retrouver, avec qui vous papotez agréablement, dont vous finissez par vous faire des amis, avec qui vous parlez de musique, de livres, de films, du temps qu'il fait chez eux (ça aussi, ça fait le charme du site, vous jouez avec le monde entier), des soucis ou des bonheurs de tous les jours.

Bref c'est un résumé de la vraie vie, et c'est là.
C'est un site roumain, mais on peut jouer en français, anglais, italien, roumain ou hollandais, et même tout ça mélangé.

A bientôt !

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02 juillet 2007

Ca, c'est fait

J'avais quelques travaux de plomberie à faire faire dans mes gambettes, ben voilà, on a fait ça vendredi, ça s'est bien passé.

J'ai les jambes Toutânkhamonesques et couleur Schtroumpf trop mûr pour une semaine, puis ensuite j'aurai droit à un mois de bas sexy en diable. Mais au moins je serai tranquille après.

Pou pou pi dou !

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09 avril 2007

Des huîtres, des huîtres, oui mais des ....

Je n'aime pas les huîtres, ceci est un axiome de base de ma personnalité ! Ou alors si, celles là :
Comme je ne suis pas femme à dire que je n'aime pas sans avoir goûté, j'ai essayé, dans ma folle jeunesse, à un premier janvier où tout le monde avait l'air de se régaler. Ca ne m'a pas convaincue. Ce n'est pas assez bon à mon sens pour passer sur le fait que, comme le disait de manière imagée et néanmoins bien cernée le correspondant hongrois de mon fils ainé, "elle me regarde avec ses grands yeux bleus en me disant non, je t'en prie, ne me mange pas !"..
Ceci posé, n'ayant pas une âme de dictateur, j'admets très bien qu'on aime ça, l'inverse n'étant pas souvent vrai.
Combien de fois ai-je entendu "Mais enfin, pourquoi tu n'en manges pas, c'est pourtant bon" ?

Donc devant revenir aujourd'hui de chez mon Papa au bord de la mer, et sachant que ma presque soeur, elle, et sa famille, se damneraient pour ces petites bestioles, je lui demande ce que je dois rapporter (tant pis pour la surprise), histoire de pas avoir l'air idiote devant le marchand (ben oui, hein, je n'y connais rien, moi).

Obligeante, elle me répond une bourriche de n°3. Bon, impeccable (le 3, c'est le calibre, je sais quand même ça), je vais donc pouvoir frimer.

Ce matin, toute guillerette, je m'approche de l'étal du monsieur, auprès de qui je m'étais assurée qu'il serait là fidèle au poste près de l'église pour que les bestiaux soient aussi frais que possible, et je lui déclare pleine d'aplomb que je voudrais s'il vous plait une bourriche de n°3.

"Bien sûr", me répond il, et il me scie à la base d'un "Quelle taille de bourriche vous voulez ?"

Bon, on a compté sur nos doigts et transigé à une de quatre douzaines, soit une cinquantaine, sachant que le choix était entre 50, 100 et 200. Ils aiment beaucoup ça mais quand même, à trois .....

Comme quoi même quand on croit avoir tout bien préparé et pensé à tout, il suffit d'une bête question pour vous déstabiliser :)

Pi faut quand même que je vous dise, les escargots, je dis que je n'aime pas ça, mais ça je n'ai jamais voulu goûter, rien que de penser aux cornes et de voir la bave verte, je ne peux pas .... personne n'est parfait, n'est il pas ?

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13 décembre 2006

Becassine dans son parking

Comme promis dans le précédent billet, je vous raconte mes aventures de parking...

J'ai acheté un appartement il y a un an et demi, et comme il fallait aussi loger ma Titine, je devais lui trouver une place à l'abri, ma nouvelle rue étant abondament pourvue de parcmètres goulus.

Morceau de chance, en venant maintes fois visiter, puis superviser les travaux, j'avais repéré des places à louer dans un parking juste en face de ma porte. Ce n'est pas un parking 4 étoiles, mais il n'est pas cher et il a l'énorme avantage d'être placé idéalement pour moi.

Je vais donc voir la dame, qui me fournit contrat, clé et bip, puis me montre où va coucher ma petite camarade.

Au passage, les secrétaires ne sont plus ce qu'elles étaient. J'y suis allée à la mi mai, mais je n'ai commencé à payer qu'à partir de début juin, ladite préposée ne sachant vraiment pas comment me calculer 12 ou 13 jours de loyer.... Enfin, je ne vais pas me plaindre (et je ne me suis surtout pas lancée dans l'explication circonstanciée de la règle de 3 !).

Quelques jours plus tard je me dis que je vais tester. Je descends sans encombres au deuxième sous sol, en ayant soin d'appuyer au passage par la vitre ouverte sur l'interrupteur (pas 4 *, je vous dis, le deuxième étage ne s'éclaire pas automatiquement).

Je me gare dans ma place, j'enlève ma ceinture, je range l'autoradio, je prends ceci et celà, tout ça sans remarquer que la lumière a baissé d'un cran. Signe avant-coureur de l'extinction des feux, m'avait prévenue la gentille dame non matheuse. Je sors de la voiture, je la verrouille et commence à chercher où peut bien être passé cet escalier qu'elle m'a montré ...

Et tout soudain, pouf, tout noir de chez nuit d'ébène !!!!!

Eh m**** me dis-je (eh oui, il m'arrive de me parler vigoureusement à moi même), comment je sors de là, moi, sans lumière ? Je n'ai pas encore repéré les interrupteurs et je ne sais pas où je suis exactement par rapport au reste du monde, tout étant relatif, comme disait mon pote Albert.

Je commence donc à tatonner, d'abord pour atteindre un mur ou quelque chose d'autre que du vide. Je suis ensuite le mur tel le Ray Charles moyen, mais ça n'a l'air de conduire nulle part (c'était le début de la rampe d'accès, si j'avais réalisé ça sur le moment !). Je repars en sens inverse tout en me traitant copieusement de tous les noms d'oiseaux que je connais. On n'a pas idée d'être aussi pomme ! Même pas il me vient à l'idée de me servir de l'écran lumineux de mon téléphone, même pas ....

Enfin je finis par retrouver ma voiture dont j'allume les phares, ce qui me permet d'aviser un joli petit interrupteur sur le pilier juste en face ! Alléluia !

Je fiat lux et je m'en vais voir où en est mon interminable plombier, discuter une énième fois avec lui du fait que non, ma cloison de cuisine/salle de bains est très bien là où elle est, oui, je veux bien de son évier gris à la place de mon blanc (il est toujours dans ma cave, le blanc ....), oui, il est the king of the siphon d'avoir réussi à refaire celui de ma baignoire, placé comme il est, non, je me vitrifierai mon parquet de chambre moi même, et autres petits détails triviaux mais tellement importants quand on emménage dans son chez soi à soi ....

N'empêche, comme dit Mâme Michu, heureux celui qui sait rire de lui même, il n'a pas fini de s'amuser ! Je me repaie une tranche de rigolade à chaque fois que je repense à cet épisode glorieux de mon histoire :)

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17 novembre 2006

Gore attitude

L'autre jour j'avais à arranger un vêtement, et donc je prends mes ciseaux pour commencer par découdre.

Debout devant la fenêtre pour avoir plus de lumière, je m'affaire, faisant attention de ne pas trop couper, de défaire juste les points nécessaires, pour pouvoir recoudre au plus discret.

Toute à mon ouvrage je sépare la couture avec les doigts, et ce faisant je laisse échapper mes ciseaux qui ne rêvaient que de s'évader. Ils tombent du côté des anneaux sur le tapis et en profitent pour rebondir aussitôt, me piquant juste au dessus de la cheville de la pointe la plus acérée.

Aussi douloureusement surprise de l'attaque que le fut César quand Brutus le larda de son poignard ("Tu quoque fili mi" et toute cette sorte de choses), j'étais toutefois plus indignée de l'ingratitude de l'outil que de la douleur, pensant même sur le moment que c'était juste une égratignure, sans plus.

Tout de même, manquer de reconnaissance à ce point !
Ces ciseaux, des Fisk*ars authentiques, je les avais d'abord convoités, puis achetés en vue d'avoir une aide précieuse dans mes travaux de couture alors fort actifs.
Je leur avais offert le petit objet qui sert à nettoyer et redresser le fil de leurs lames afin qu'ils dévorent le tissu le plus épais comme si c'était la soie la plus fine (mauvaise comparaison, la soie c'est une horreur à couper, ça fuit, ça glisse, ça se déforme .... ça ne vaut pas un bon lainage qui une fois le patron épinglé ne bouge plus et se laisse couper complaisamment).
Je les avais défendus contre les attaques des petites menottes qui avaient des vues dessus pour couper du papier, quelle horreur ! Après une phase papier, essayez de couper correctement du tissu. Je sais que les non couseurs ne comprennent pas, et prennent la défense farouche de ses ciseaux par la couturière pour une brimade personnelle, mais il n'en est rien. Dans ces cas là il faut impérativement avoir une autre paire de cisaux sous la main, destinée à ça, eux, à fournir aux coupeurs en manque, sinon vous ne vous en sortez pas.
Je les range dans le tiroir spécialement à eux destiné dans la boite à couture que ma maman m'a fabriquée, avec leurs amis ciseaux à papier, ciseaux cranteurs et bidule à couper les boutonnières, qu'ils ne se fassent pas un fond de chagrin quand je ne m'en sers pas.

Et eux, les fourbes, les ingrats, les impudents, à la première occasion, ils se retournent contre moi !!!! Enfin bon, la reconnaissance se perd, de nos jours, et donc sans en faire tout un plat, je les ai ramassés et j'ai continué tranquillement ma tâche.

Ayant terminé, je range le vêtement dans ma commode, puis les fameux ciseaux à l'autre bout de la chambre, puis je reviens vers la fenêtre.

C'est alors que je remarque une tache sur le coin de mon tapis écru. Pensant à un fil rougeâtre, je me penche pour le ramasser, et là surprise, ça s'étale. Etant penchée je vois devant la fenêtre, sur le parquet, une petite flaque rouge ... Intriguée je regarde autour, et je m'avise que mon tapis est transformé en dalmatien et constellé de taches du même genre.

Je m'aperçois alors qu'en fait d'égratignure, je me suis fait une entaille, petite, certes, mais qui a généré une rigole de sang jusque sous mon talon, et que j'ai consciencieusement répandu ledit un peu partout.

Heureusement que ça se nettoie bien à l'éponge humide, j'ai passé le quart d'heure suivant à frotter !

Pfffff ciseaux indignes ....

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10 novembre 2006

De l'exotisme en veux tu en voilà

Oui, je sais, j'ai un peu délaissé mon tit blog, mais bon, vous savez ce que c'est, beaucoup de boulot (si si, ça arrive), beaucoup de chant, de bouquins, de sudoku, tout ça .... Rien que du haletant.

Bon, ok, d'accord, pas beaucoup d'inspiration non plus. Que voulez vous, je suis sûre que même George Sand (elle, là, à côté) ou Madame de Sévigné avaient également des passées où leur ordinateur ou leur machine à laver les accaparaient et où elles étaient moins productives .....

Or donc, là maintenant tout de suite, j'en ai un stock que je m'en vais vous distiller. Pas tout d'un coup, quand même, vous auriez une indigestion ! Gourmands ! Non mais, c'est quoi ces manières ? Avec les couverts ! Les mains sur la table ! La serviette dépliée ! Et pas de schluuuuuurp avec la soupe !

Vous savez peut être que je travaille dans l'informatique (non, je ne sais pas comment arranger votre PC qui bégaie, votre lecteur de DVD qui yoyote ou votre imprimante qui récalcitre. C'est comme si vous demandiez à monsieur Petit Marseillais de réparer votre robinet de baignoire ou votre pomme de douche).

Il se trouve que notre client a délocalisé sa partie du produit (ça se dit outsourcé, dans les milieux autorisés. Vous aurez l'air plus branchés la prochaine fois que vous causerez dans les salons. Je vous donne la phrase type pour l'utilisation : "Marie Agathe et moi avons récemment outsourcé l'entretien de notre duplex. Nous avons embauché une femme de ménage sri-lankaise." Non, ne me remerciez pas, ça me fait plaisir.).

Donc nous sommes souvent en contact maintenant avec de braves indiens ou malais, voire des thaïlandais. Leurs accents divers et variés autant qu'exotiques nous emmènent en voyage sans bouger du bureau, et leurs explications ont un délicieux parfum de curry, de gingembre ou de cardamome.

Leurs noms sont à eux seuls un poème, et nous nous délectons des Madhuri Bhattiprolu Swathi (celui là je l'aime particulièrement), des Bandaru Surya et autres Mankar Santoshkumar, Pathak Sagar, Karunakaran Shibin.

Petit jeu amusant, remettez dans l'odre prénoms et noms. D'après Bandaru Surya et notre patineuse olympique, j'aurais tendance à penser que le prénom est en dernier, mais Sherlock Holmes était il indianophile ?

Mais ce qui a provoqué ce billet est un des derniers apparus parmi les expéditeurs ou récipiendaires de nos mail.

Ce brave homme (enfin là encore, pure supposition de ma part), se nomme C Maniangatt Merrymole.

Or dans la langue de Shakespeare, merry veut dire joyeux (comme dans merry Christmas), et mole veut dire .... taupe !!!! Si si.
Nous causons donc à quelqu'un qui s'appelle Taupe Joyeuse ....

Je ne vous dis pas le fou rire la première fois qu'on a remarqué ça. Et les suivantes aussi, d'ailleurs :)

Oui, je sais, m'en faut peu ! J'espère juste qu'ils s'amusent autant à propos de nos noms à nous ....

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16 août 2006

Ayé !!!!

Vu le temps de Toussaint ce we, mission accomplie, 3 jupes faites .....



Vous avez eu peur, hein ?


Mais non, moins long et légèrement plus sobre .... des jupes d'hiver, je vous ai dit :)

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10 août 2006

Paparazza

Ca y est, j'ai récupéré ma connexion.

Vous n'allez pas le croire, une prise s'était débranchée parmi les arrivées de câbles sur le palier .....
Explications du techos : "Vous comprenez, c'est un vieux branchement, maintenant on met des prises serrées, mais là ça s'est débranché tout seul."
Han, un vieux branchement, ça fait un an !!!!!

Enfin bon, voici les images....

Un des bars (2,115 kg !):

















Le port :

















La terrasse (le matin elle est à l'ombre):

















La vigne vierge (avec le chat en prime et la mer au fond ) :

















Le clocher :

















La maison vue de la plage (ma chambre est de l'autre côté) :

















L'escalier de la plage sur la droite de la terrasse :

















Elle est pas belle la vie ?

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07 août 2006

Me voilà revenue

Partie à 20h samedi, arrivée 4h30 plus tard, pas un chat sur l'autoroute, péages vides (sauf à Ancenis, où un 4x4 gonflé (pléonasme ?) a décidé au dernier moment de me faire une queue de poisson pour passer dans la case que je visais paisiblement ....).

J'ai passé des vacances calmes et reposantes, j'ai eu plein de soleil la première semaine, un peu moins la seconde, mais je suis bien bronzée quand même.
J'ai trainé le marché avec mon papa.
J'ai fait une cure de rhubarbe, groseilles, tomates, melons et autres légumes que je n'ai pas le temps de plumer et cuire quand je bosse.
J'ai mangé des bars frais péchés par mon frère.
J'ai mangé des crêpes, dont une au sirop d'érable, à la santé de Chocolyane et de Magique :)
J'ai vu 2 de mes frères et leurs petites familles.
J'ai vu mon fils ainé et j'ai eu des news de l'étazunien.
Je me suis baladée sur le port, étalée au soleil sur la terrasse. Pas baignée, c'est quand même trop froid !
J'ai fait un tour dans un magasin de tissus du coin, une vraie caverne d'Ali Baba, il y a tout (que je voudrais qu'il y en ait un comme ça près d'ici, dis, Père Noel, tu pourrais faire ça pour moi, pleeeeeeaaaaaaaaseeeeee, chuis sage, hein, dis ????) d'où j'ai ramené 3 futures jupes pour cet hiver, il n'y a plus qu'à les coudre.
J'ai lu plein de livres sympa, fait plein de jeux dans les magasines, des tests idiots (Si vous étiez une maison, que seriez vous ? Celui là je l'ai zappé, je ne saurai jamais ....), des mots croisés, des sudokus velus, histoire de pas laisser refroidir les neurones.
J'ai dormi la fenêtre ouverte sur les heures qui sonnent au clocher de l'église et les petits fruits de la vigne vierge qui cascadent sur les feuilles au moindre souffle d'air.
Mais aussi sur le *µ$¤% de réverbère en face de ma chambre qui m'éclaire jaune comme en plein jour.

J'ai fait plein de photos pour vous, pour vous faire un compte rendu illustré.

Mais malheureusement, quand j'ai rebranché mon PC, j'ai découvert que ma connexion internet s'était mise en vacances elle aussi.
Mon fournisseur préféré contacté en un appel désespéré dimanche matin m'a fait redémarrer mon modem (je n'y aurais pas pensé toute seule, dis donc, ça devait faire au moins 142 fois que j'essayais, et au moins autant le PC), puis souffler dans les prises du câble coaxial (si si, je vous assure, la fille m'a demandé de souffler... pour pousser les bits afin d'augmenter les bauds, vous croyez ?).
Comme ça a fait autant d'effet qu'une punaise sur une jambe de bois, ou pisser dans un violon aurait dit ma mère, elle m'a promis qu'on me contacterait dans les 48h pour prendre rdv et passer voir. Je suppose que ça veut dire que le modem est malade ....

Du coup vous devrez attendre pour les images .....

Heureusement que je peux me connecter un peu du bureau, après avoir fini mon roman fleuve de mail !

Je vous tiens au courant.

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21 juillet 2006

Encooooooore !!!!!

Vous savez quoi ?

Ben je repars en vacances deux semaines, toujours en Bretagne :)
Mais que ça ne vous empêche pas de commenter !!!!

A bientôt

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13 juillet 2006

Grandeur et décadence

Comme vous le savez peut être, sinon je vous l'apprends, je me vernis les ongles en rouge.
Mon perfectionnisme de vierge (je suis née en septembre, ne vous méprenez pas) fait que je ne supporte pas la moindre égratignure sur mes peintures de guerre.
Ayant procédé hier au renouvellement dudit vernis, mes ongles sont tout beaux tout neufs.

Sauf que....

Comme vous ne le savez sûrement pas, j'écoute la radio le matin en prenant ma douche et en me préparant. Et ce matin, en éteignant le transistor, j'ai heurté le bord du meuble sur lequel il est posé (vu la taille de ma salle de bain, il faut bien que je pose les objets en hauteur, sinon je ne rentre pas).

Horreur, malheur, une minuscule écaille a subséquemment sauté sur mon index droit. Comme je devais partir, j'ai emporté le flacon de vernis pour réparer ça au bureau dès en arrivant.

En me voyant faire mon amie/collègue/presque soeur, morte de rire et habituée à mes petites manies, a laissé tomber cette phrase sibylline et pseudo désabusée :

"Décidément le cadre en entreprise n'est plus ce qu'il était....."

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24 juin 2006

La femme et le garagiste

Dans certains domaines la mentalité a vraiment du mal à évoluer, mais il y a de l'espoir tout de même. Illustration :

J'ai passé 4 ans à La Réunion, fort agréables, ma foi, mais force m'a été de constater que l'état d'esprit y était un peu en retard sur la métropole (ce qui de mon point de vue n'est pas forcément péjoratif).... Cela a peut être changé depuis, j'y étais entre 87 et 91.

Ainsi, pour en revenir au sujet qui nous occupe, j'amenais là bas ma voiture au garage qui faisait également l'entretien des véhicules de la boite où travaillait mon ex.
Monsieur Jules, big boss de l'atelier, m'accueillait tout à fait cordialement, mais à peine avais je commencé à lui décrire les malaises dont souffrait Titine, ou précisé que c'était l'heure de lui faire sa vidange, il me coupait la parole en déclarant royalement : "Vous inquiétez pas, j'appellerai Monsieur Laurie !".

J’étais encore un peu timide, surtout vis-à-vis des garagistes, qui vous font bien sentir que eux, d’une part parce que c’est leur métier, et d’autre part parce qu’ils ont le bon accessoire dans leur pantalon, ils savent ce qui se passe sous un capot, et pas vous, les génétiquement ignares représentantes de la gent féminine. Je n’insistais donc pas, mais passées les premières fois où ça m'avait amusée, ça commençait à me taper un peu sur les nerfs. De plus mon ex n'appréciait pas beaucoup non plus d'être dérangé pour ça, il avait autre chose à faire que de régler les problèmes domestiques (surtout ceux de ma voiture). Il a donc répondu plusieurs fois à Monsieur Jules : "Qu'est ce qu'elle vous a dit ? Bon, ben alors c'est ça qu'il y a à faire, faites le !".

Monsieur Jules a dû conclure que décidément, les zoreilles avaient beau se croire supérieurs, ils se laissaient quand même bien dépouiller par leurs bonnes femmes de prérogatives éminemment masculines ....

Par la suite non seulement Monsieur Jules écoutait ce que j’avais à dire, n’appelait plus qui de droit, mais en plus m’expliquait par le menu le quadruple pontage ou la coloscopie qu’il avait dû faire à Titine. Je ne comprenais pas toujours tout, mais j’écoutais attentivement et admirativement (c’est fou ce qu’on obtient en ayant l’air admirative), et j’ai ainsi découvert plein de secrets jalousement gardés par les hommes sur le pourquoi du comment que ça fait ce bruit ci ou celui là, sur comment on change les bougies, sur la vis de ralenti qui déconne, sans parler des platinées, de vis (oui, même dans les moteurs, il y a des blondes, comment voulez vous que ça marche correctement ?)…..

Après les quelques péripéties dont je vous ai vaguement parlé, je suis revenue à Paris fin 2000, et j’ai confié au Speedy le plus proche l’entretien de la successeuse de Titine (dénommée de même, c’est une tradition).

Ces braves gens faisant bien leur boulot, ça fait donc plus de 5 ans et trois gérants que je fréquente assidûment l’endroit (enfin, pas trop assidûment, heureusement). Jusqu’à présent à chaque contrôle technique ils m’écrivaient, m’offrant une pré-visite (toujours ça de gagné s’il y a quelque chose à réparer) et me proposant d’amener eux-mêmes Titine se faire ausculter, ce qui arrange bien mon emploi du temps. Je la pose le matin et je la récupère le soir.
Cette année rien …..
Je m’aperçois donc toute seule le 19 que j’aurais dû faire faire le contrôle le 2, argh !!!!!!
Je téléphone au garage, je l’amène jeudi matin, et pleine d’aplomb (je ne me reconnais plus, parfois !), j’explique à l'aimable nouveau gérant ce que j’attends de lui (je lui ai tout de même laissé 500€ fin avril !).
« Ah » me dit il sans enthousiasme « les autres avant le faisaient ? Bon, ben on va le faire … ».
J’ai eu un petit peu l’impression de le violer, là …

Je prends soin de lui dire qu’à priori tout va bien, puisque comme c’est son garage qui l’entretient depuis 5 ans, Titine ne peut être que dans un état exceptionnel (qui a dit fayot ?). Juste le lave-glace fuit, il y a un problème avec le bidule anti retour du tuyau qui va à l’arrière. Il me l’avait dit en avril, mais je n’ai pas pris le temps de m’en occuper. Je lui demande s’il peut boucher la fuite le temps du contrôle, faire au mieux.
Coup de téléphone un peu plus tard, il a réparé le lave-glace, mais il faut changer les pneus arrières … bon, ok, j'ai de la chance, il y a une promo.

J’ai récupéré Titine le soir, (avec un PV parce que garée sans payer), mais il ne m’a été facturé que les pneus, pose cadeau, réparation du lave-glace cadeau, temps passé au contrôle cadeau !
Et cerise sur le gâteau, en me la rendant, un autre client ayant demandé des renseignements sur la procédure à suivre a obtenu cette réponse superbe « Ah non, je ne le fais que pour Madame ! ».
Je soupçonne que le garagiste lui plaisait, mais mon petit doigt me dit que ce n'était pas réciproque....

Comme quoi ça paye d’être exigeante et de savoir de quoi on parle, quand on y met la dose d’amabilité et de sourires qui va bien, faut croire !
Il y a de l’espoir, mes sœurs !

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21 juin 2006

Shopping

Là où je travaille il y a un local en bas des tours où viennent s’installer le midi différents commerces, qui vont du tableau artistique (bof, mais bon, n'en faut pour tous les goûts) au colifichet/gadget, en passant par le linge de maison, les bijoux vrais, les bijoux faux, les chaussettes par paquets de 12, et bien sûr toute la gamme des vêtements .....
En revenant de déjeuner j'y jette un oeil, et si ça m'intéresse je vais dépenser les sous durement gagnés le reste de la journée.
J'ai ainsi enrichi mes placards de draps brodés, de lingerie affriolante, de chaussures, de sacs à main (je ne résiste que difficilement à la dentelle et à la maroquinerie, comme ça vous savez quoi m'offrir !).

Aujourd'hui c'était crèmes miracles et fringues, les mélanges sont parfois surprenants.
La partie miraculeuse n'était pas mon but, ça se saurait si une crème (même à 32€, tout de même) suffisait à faire tout ce que le vendeur me promettait, et malgré ses fantastiques yeux bleus, je ne me suis pas laissée séduire.

Par contre j'avais envie de renouveler un peu la partie t shirt de ma garde robe pour cet été (en espérant, vu le temps d'aujourd'hui, qu'il n'est pas déjà fini).
Je commence donc à farfouiller, et la vendeuse, avec un sens du timing remarquable, commence illico à me casser les pieds, les oreilles, et tout ce qu'on peut casser à une femme :
"Et celui là, vous l'avez vu ?" (j'ai des lentilles, chère madame)
"Et celui ci, il est joli, non ?" (apparemment nous n'avons pas les mêmes goûts)
"Vous cherchez quoi exactement ?" (si je savais ce que vous avez en stock exactement je pourrais vous répondre exactement)
"Un t shirt noir ? Oui, j'ai ça, là, regardez." (certes, mais un modèle qui ne soit pas exclusivement conçu, vu sa taille, pour une anorexique sous alimentée, faut que je case mes poumons, moi)
"J'ai ce qu'il vous faut là bas, venez voir." (ah oui, la taille c'est mieux, mais sans broderie à chier, c'est possible ?)
"Là tenez, celui là, essayez le!" (ah ben tu vois quand tu veux)

A ce moment là j'avise sous le carton des vestes tricotées, dont une noire, avec en guise de fermeture une grosse épingle en bois (enfin, en bois imitation plastique, faudra que j'en trouve une en vrai bois d'arbre).
Je l'exhume.
Madame la vendeuse performante me la fait essayer, m'explique comment mettre l'épingle (merci, j'aurais pas trouvé toute seule).
Elle me plait beaucoup (la veste, pas la vendeuse qui me fout de plus en plus de boutons, mais bon …), je demande le prix.
La championne du suspens toutes catégories m'assure que ce n'est pas un problème (elle connaît ma banquière, elle ?).

« Essayez le t shirt » me coache-t-elle.
J'essaie donc la chose, qui me va et me plait. Donc tant qu'à y être je vais en prendre deux.
"Quelle couleur voulez vous, j'ai tout, regardez." (j'ai une tête à me promener déguisée en clown à tous les jours, moi ?)
"J'ai bleu" (brodé rose, beurk) "rose" (plein de paillettes, beurk) "abricot, turquoise" (quel Picasso sous LSD a bien pu imaginer ce modèle de fleurs, beurk) "fuschia, violet" (non, pas les strass, pas les strass) "blanc ?"
Moi : "Non, pas blanc, ça va être transparent." (je réserve les secrets de ma lingerie à qui je veux, d'abord)
"Mais non, tiens, ça ferait comme ma tunique" (argh, justement chère petite madame, je peux compter les grains de beauté sur chacun de vos seins, et il y a de la surface où compter !!!)
Je choisis donc beige avec broderie ton sur ton, comme le noir.
« Et la veste, elle est à combien ? » « Je vous la fait 9€ de moins. »
Bon, ok, adjugé, c'est pas donné, mais ça me plaît, je prends les trois.

Purééééée, vivent les self services !!!!!

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14 mai 2006

Vacances le retour

Eh oui, ça y est, deux semaines chez mon papa, ça passe drôlement vite !!!!!
J'en ai bien profité, je suis allée voir mon petit frère qui est revenu dans la région il y a peu, mon nouveau petit-neveu que ma nièce a eu le bon goût de pondre juste quand je n'étais pas loin, j'ai vu mon deuxième fils au passage, tout bien, quoi.
J'étais là :


Comme je n'ai pas encore déniché ce genre de magasins ici, à Paris, j'ai rapporté du tissu pour me faire plein de choses, et j'ai fait encadrer deux ou trois trucs, aussi.
Genre ça (je vous ai dit que je collectionnais les vaches ?) :










Et en prime, j'ai eu assez beau temps pour pouvoir bronzer ! Si si ! Vous ne me croyez pas ? Vous voulez des preuves ?
N'en v'là :








(Je garde ma montre pour avoir un témoin de nuance :) ).

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29 avril 2006

Vacances

Je pars deux semaines là où j'ai pris la photo là haut.
Le net va me manquer, et certains netteurs et netteuses aussi, mais that's life :)
J'espère que je pourrai bronzer un peu pour rendre les copains jaloux :))))
A bientôt !

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19 avril 2006

Ce n'est pas parce qu'on n'a rien à dire....

Dicton bien connu, mais que je n'appliquerai pas ici (comment ça c'est précisément ce que je suis en train de faire ? Vous êtes surs ?).
Je sais que le dernier billet date un peu, mais je n'ai pas eu d'inspiration depuis, et je ne voudrais pas vous infliger le résultat d'un accouchement pénible.
Pourtant j'ai eu du temps ce week end, mais à chaque fois que je me disais qu'il faudrait bien que je pense à blogger, je me répondais "Ben oui, ok, mais tu vas dire quoi ?". Oui oui, il y a pas mal de conversations privées entre moi et moi, dans ma tête, c'est comme ça.
La seule chose que j'aie faite de concret, à part me faire couper les cheveux et remplir mon réfrigérateur, a été une visite du musée Grévin, sur une suggestion de, et avec, un ami. Excellente idée ma foi, puisque ma dernière incursion en ce lieu doit dater de mes 15 printemps, guère plus.
En plus j'ai été accueillie par mon homonyme, puisqu'entre Hemingway et Hugo, Lorie a cru bon de s'immiscer dans la place ...
Il faisait un temps enfin de saison, et traverser Paris quasiment vide pour rentrer a été un plaisir, comme toujours.
Sur ce je vais aller dormir, demain est un autre jour comme disait fort philosophiquement et enfonçage-de-porte-ouvertement Scarlett O'Hara ....

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10 avril 2006

Printemps, jogging et giboulées

Quand ils arrivèrent au parc, lui pour courir, elle pour l’accompagner et bouquiner en l’attendant, il faisait un temps splendide. Ils avaient même eu très chaud dans la voiture, et ils s’étaient fait la réflexion que le jogging allait être éprouvant.
Mais il était là pour courir, et il courrait coûte que coûte. L’ardennais est têtu de nature, et elle savait qu’il était inutile d’essayer de le faire changer d’avis. Du moment qu’il ne me demande pas d’en faire autant, se disait elle, pourquoi le contrarier ?
D’un pas décidé ils prirent l’allée centrale, contournèrent le château et longèrent la pelouse qui descendait en vagues vertes impeccablement tondues ponctuées de sapin taillés en cône et de buis minuscules entourant des massifs de fleurs jusqu’à tout là bas au fond où la ville reprenait au delà des hautes grilles.
Ils passèrent le bassin qui miroitait en contrebas, au-delà de la cime sagement cubique des marronniers qui commençaient à déployer leurs petites feuilles vert tendre. Une autre allée en pente s’engageait sur la gauche sous des arbres déjà bien fournis qui ménageaient une ombre tiède et aquatique après l’éblouissement du grand soleil. Ils la prirent et arrivèrent au niveau du bassin tout en longueur. Quelques canards nageaient paresseusement. Ils attrapaient les morceaux de pain lancés par des enfants qui riaient de les voir plonger leur bec d’un mouvement décidé vers la proie qui pourtant aurait été bien en peine de leur échapper. Des mères et des nounous veillaient à éviter les bains imprévus.
Un peu plus loin un cygne s’était aventuré sur la terre ferme et faisait une sieste sur l’herbe, entouré d’un cercle d’admirateurs. Un embranchement sur la droite s’ouvrait dans la haie, et ils s’y dirigèrent, en personnes sachant exactement où elles vont.
Presque invisible du bord du bassin, un spectacle féerique attendait le visiteur qui s’aventurait là : un jardin carré, clos de haies, abritait une multitude de cerisiers japonais dont c’était la saison de gloire. Tous couronnés d’un nuage de fleurs roses, ils remplissaient d’une barbe à papa parfumée l’enclos herbu entouré et barré en diagonales d’allées sablées.
Le moindre souffle d’air faisait neiger les pétales légers sur le sol, créant une claire flaque éphémère au pied de chaque arbre.
Des couples d’amoureux s’embrassaient sous certains, sous d’autres de jeunes mères avaient installé leur bébé, des cyclistes se reposaient, des étudiants prétendaient réviser leurs cours. Il se dégageait de la scène une impression de calme irréelle qui rejetait bien loin le trafic de la ville qui pourtant cernait le parc de toutes parts.
Elle s’installa sur un banc le long de la haie, pour profiter du soleil et commencer à prendre des couleurs un peu plus estivales. Il se mit en short et t shirt, lui confia ses lunettes, l’embrassa, et partit en petites foulées faire le tour du bassin.
Plongée dans sa lecture, elle ne remarqua pas les nuages qui se glissaient insidieusement dans la portion de ciel au dessus des cerisiers. Leur fraîcheur était même la bienvenue. Ce n’est que lorsque le coup de vent avant l’averse la fit frissonner qu’elle leva les yeux et s’aperçut de l’imminence de la pluie. Cherchant des yeux un abri, elle rassembla leurs affaires et se réfugia comme les autres promeneurs pressés sous le cerisier le plus proche. Blottis chacun sous le sien au plus près des troncs, ils tâchaient de trouver l’endroit où les branches seraient les plus protectrices, mais en même temps que les pétales les gouttes passaient facilement à travers le feuillage à peine éclos.
Regardant autour d’elle pour voir s’il ne revenait pas, elle s’amusa du spectacle de chaque arbre abritant son pèlerin, comme chaque pâquerette devait abriter sa fourmi, tout en essayant d’empêcher la pluie de tremper son livre, les affaires de son jogger, son sac, ses chaussures, ses cheveux …
La pluie cessa enfin et le soleil revint aussi vite qu’il s’était caché. Les fourmis reprirent leur chemin et elle se rassit sur son banc trempé pour attendre stoïquement. Les coureurs reprirent leur ballet, un par un, concentrés et sérieux, deux par deux, discutant tranquillement, par groupes plus nombreux, rieurs et bruyants.
Enfin elle l’aperçut arrivant par une des trouées de la haie, trempé mais joyeux. "Mais où étais tu pendant l’averse, je suis passé par ici pour qu’on retourne à la voiture ?". "Moi je t’attendais sous cet arbre puisqu’on devait se retrouver ici !". Ils rirent de leur aveuglement mutuel, elle l'embrassa en léchant une goutte de pluie sur son visage. Ils prirent le chemin du retour, remontant de l’autre côté des marronniers en suivant les cascades qui alimentent le bassin. Une statue accueillait les passants tout en haut, sur le côté du château. Un guide racontait à un groupe attentif et trempé quelles essences d’arbres poussaient dans le parc, et qui les avait choisies et plantées.
Ils prirent le chemin du retour dans le flot de voitures.

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05 avril 2006

L'eau

Bien que je sois née dans les coteaux du Layon, (berceau comme chacun sait d'un vin blanc moelleux dont même certains Bordelais m'ont dit qu'il était meilleur que le sauternes sur du foie gras, par exemple, mais aussi idéal pour l'apéritif), j'ai depuis toujours une prédilection pour l'eau.
Mon grand père paternel ayant eu la riche idée d'acheter une maison sur la plage en Bretagne alors que ce n'était absolument pas encore la mode, en 34, je crois, (faut croire que je tiens mon goût de ne pas faire comme tout le monde de pas mal de mes aïeux), j'ai pu admirer dès mon plus jeune âge la vue dont je vous fais profiter ci dessus. Et je vous en remets une ci dessous, trop belle !


J'ai appris à nager quasiment en même temps qu'à marcher, et je me souviens des ukases maternels de plus en plus véhéments depuis le bord de la plage pour essayer de me faire sortir de l'eau à des heures raisonnables.... J'ai passé presque toutes mes vacances dans cette maison. Lire et dorer, converser et broder tout l'après midi sur la terrasse en surveillant les enfants. Observer le rivage, algues et rochers à marée basse, plénitude aux mille facettes à marée haute.
S'endormir l'été la fenêtre ouverte sur la nuit, avec le bruit des vagues et des étais qui claquent au vent sur les mâts, avec portée par la brise l'odeur de la mer et des algues, et du sable chauffé au soleil toute la journée, avec le calme qui succède à l'agitation et aux cris des baigneurs, aux vagues bleues couvertes de planches à voile et de bateaux, c'est un vrai bonheur, les câlins en sont sublimés !
Mais l'hiver aussi la mer est captivante, verte, mouvante, le soleil saupoudrant des taches claires à travers les nuages, l'odeur d'iode présente dans le vent qui vous fouette le visage, vous emmêle les cheveux au long des promenades emmitouflées sur la falaise ....

Je ne trouve rien de plus beau qu'un océan, un lac, une rivière, même une mare dans un coin du paysage. L'atmosphère en est métamorphosée, la lumière et l'odeur aussi. J'ai marché tous les vendredi matins avec des amies le long de l'Erdre pendant mes 4 ans nantais, le paysage changeant au fil des saisons, les conversations paisibles meublant ces moments hors du temps. J'ai aussi appris pendant ces 4 ans l'art japonais de l'ikebana, où l'on compose des bouquets dont les contenants sont aussi importants que les contenus et où la surface de l'eau joue un rôle capital dans les coupes aux couleurs liquides.

J'aime la pluie, même en ville, les ruisseaux des caniveaux, les trottoirs luisants des lumières des vitrines, les gouttes sur le pare-brise, les feuilles des arbres qui laissent s'écouler leur trop plein de fraîcheur. Mais aussi à la campagne, l'odeur exacerbée de la terre qui l'absorbe, le vert de la végétation qui chante, les perles sur les fleurs, les vaches imperturbables.

J'aime l'eau dans mon verre, avec ou sans bulles, mais à température ambiante. J'ai toujours trouvé que l'eau trop froide avait un goût différent que justement moi je n'aime pas.

J'aime les bassins dans les parcs, les jets d'eau irisés de soleil qui vous aspergent au détour d'un coup de vent facétieux, et douchent les poissons rouges en bancs affairés. J'aime l'eau des canaux tout calmes bordés d'interminables files de platanes, où nous allions voir écluser les péniches des estivants avec mes deux petits gars, à Toulouse et près de Narbonne.

J'ai aimé l'océan Indien tout autour de La Réunion, que nous voyions briller de notre maison des hauts de St Denis. Le lagon turquoise, l'assaut des vagues sur la côte sud, les cascades majestueuses, les rivières, à sec la plupart du temps, transformées en torrents dévastateurs par les cyclones. Les rues de St Denis à la saison des pluies, sous les flamboyants, de l'eau jusqu'aux chevilles en l'espace d'une demie heure.

Mes grands parents maternels, après avoir quitté la maison dont le Layon baignait le fond du jardin, s'étaient installés plus près d'Angers au bord d'un bras de la Loire. Parce que la rivière avait une nette tendance à s'inviter dans le jardin en hiver, la maison était surélevée du côté rivière tout en étant au niveau de la rue de l'autre côté. Des fenêtres côté jardin on voyait très loin sur la rivière, jusqu'à une sorte de falaise qui l'obligeait à dévier. Les couchers de soleil y étaient féeriques, toutes les couleurs se reflétant dans l'eau verte, la chaleur du jour, l'été, laissant place à la fraîcheur humide, parfumée des herbes de la rive, de la vase douceâtre, des fleurs du jardin ..... Toute la douceur angevine.

Peut-être est-ce parce qu'elle est tant liée à mon enfance, que l'eau m'est toujours apaisement et source de bonheur .....

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02 avril 2006

Qui suis je ?

En quelques mots :
Je suis informaticienne, j'ai 50 ans.
J'ai fait pas mal de petites choses entre mon diplôme et mon job actuel, entre autres me marier, deux garçons, suivre mon mari un peu partout en les élevant, jusqu'à La Réunion, être prof de math, dépoussiérer ledit diplôme par un an au CNAM de Nantes, et enfin divorcer ....
Ainsi va la vie !
Je suis donc revenue à Paris et à mes premières amours il y a un peu plus de 5 ans et je me régale à pelleter des octets, bidouiller les entrailles de quelques machines Unix, les faire se causer poliment entre elles etc ....
Mes deux fils sont ingé aussi depuis peu, Maman très fière :) L'aîné fait dans les avions à Toulouse et le second cherche du boulot en mécanique plutôt automobile (si des fois vous aviez besoin d'un brillant sujet dans ce domaine...).
Voilà voilà !

Update : il a trouvé ! Voyez plutot !

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01 avril 2006

Naissance

Naissance ...
Eh bien voilà, je me suis lancée, il n'y a plus qu'à découvrir (tout) le reste !

Je ne sais pas encore bien de quoi je vais vous parler, mais je trouverai bien, il n'y a pas de raison , entre le chant, les livres, le boulot, la vie en somme ....

Il faut déjà que je trouve comment on peut mettre une photo en haut, ça serait plus joli. Quelqu'un a une idée ?

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