Cider with Laurie

07 décembre 2007

Vive la technique !

Ayant besoin de me rendre à une certaine adresse, moi qui suis réfractaire aux GPS et autres gadgets modernes de ce genre, et qui me fie bien plus volontiers au bon vieux plan des familles, je sacrifiai tout de même aux moyens d'aujourd'hui en tapotant sur mon clavier www.p*agesjaunes.fr

L'adresse recherchée est trouvée, le plan s'affiche, tout va bien.

Mais comme je n'ai pas de PC dans ma voiture, je voudrais bien me l'imprimer, ce fichu plan.

Et là je vous laisse juge de l'efficacité de la chose :
Je vous agrandis le titre de la fenêtre, ça vaut quand même son pesant de cacahuètes :
Je me demande si l'ancienne façon de trouver, finalement .....

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17 octobre 2007

Carrosse et citrouille

Encore une scène rigolote vue sur notre trajet quotidien.

Non loin du stade Roland Garros nous étions précédées par un camion poubelle, puisque maintenant ceux ci sévissent le matin. Malgré sa lenteur nous suivions sans trop nous en occuper, quand soudain un monsieur assez âgé mais cependant ingambe et distingué (on est à Boulogne, tout de même !), qui attendait à un arrêt de bus, s'approche du bord du trottoir et se met à lui faire de grands signes.

"Tiens", nous sommes nous dit, "il a donc tellement le sentiment d'être décrépit ?"

Un peu étonnées, nous avons regardé autour de nous et vite réalisé que le bus nous suivait, et que c'était lui que le monsieur envisageait d'emprunter !

Mais avouez que l'impression pouvait surprendre :)

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17 avril 2007

Papy boom ?

Comme vous le savez depuis ça, notre bonne ville de Paris a décidé de chouchouter les riverains du périphérique en différents endroits en couvrant ledit et en installant des jardins à la place des vilaines voitures qui jusque là polluaient sonorement et échappatoirement tous ces pauvres gens.

Les travaux nécessitant la suppression d'une file, puis d'une autre, puis de deux .... au gré des jours (et des nuits aussi, combien de fois, rentrant de chanter, je me suis retrouvée dans des bouchons pour cause de sortie obligatoire à telle ou telle porte !), nous avons pris l'habitude d'emprunter un itinéraire parallèle pour éviter ces désagréments inattendus et n'aborder le fameux boulevard qu'après les aléatoires mais non moins monstrueux ralentissements.

Usuellement il n'y a pas grand monde et nous roulons tout à fait bien, faisant un petit crochet au dessus du tramway des boulevards des maréchaux (Dieu merci ces travaux là sont finis, et les voies disposées au milieu de gazon bien vert sont très agréables à cotoyer, désormais. On aura mérité cette récompense !), puis repiquant une porte plus loin, encore au milieu des travaux de surface, mais largement après ceux du niveau bas.

Hier toutefois, va savoir pourquoi, tout était saturé, et nous avons donc du attendre plusieurs feux avant d'arriver à la rampe d'accès. En longeant une palissade, mon regard tombe sur un des panneaux accrochés là en rang. D'abord incrédule, je me suis illico transformée en hyène de G*otlib et ma presque soeur s'est demandé un instant si j'avais définitivement pété les plombs. Je lui désignai alors d'un doigt rigolard ceci :
La sécurité des usagés !!!!!
M'sieur l'maire de not'capitale prend donc tant de soin de ses administrés fatigués ou agés ?

En plus regardez dans le coin en haut à droite, il leur rappelle de ne pas oublier de respirer, la bonne âme .... Mais que deviendrait-on sans lui ?

Ferait mieux d'engager des gens un peu au fait de la grammaire française pour rédiger ses panneaux officiels, non ?

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29 mars 2007

Elle a tout d'une petite

Or donc lors que nous rentrions d'une croisade éprouvante, sur les chemins d'Orient, devisant tranquillement de choses et d'autres sur nos fidèles et fiers destriers ... heu .... va falloir que j'arrête les salles machines réfrigérées, moi, j'ai une de ces sinusites, là !

Donc nous rentrions du boulot dans la p'tite auto violette de ma presque soeur et les embouteillages neuillyssois, papotant tranquillement de choses et d'autres, lorsque se matérialisa devant nos yeux z'ébahis, zigzaguant quelque peu entre les files, un pot de yaourt ... heu ... une S*mart for two, hardiment pilotée par une blonde téléphonante.
Après avoir copieusement daubé sur ladite, que c'était pas Dieu possib', que c'était une misère de voir ça, qu'il fallait qu'elle soit blonde, qu'elle n'avait pas pris l'option clignotant, extrapolant sur la manière dont elle avait obtenu le précieux sésame rose, pochette surprise, lit de l'inspecteur, bref, nous nous avisâmes à la faveur d'un de ses méandres aléatoires que sa ceinture de veste était coincée dans sa portière et flap-flappait joyeusement dehors.

Pas rancunières, nous nous arrêtons à sa hauteur au feu suivant et lui sémaphorons notre intention de lui délivrer un message urgent. Elle commence par planquer prestement son téléphone, croyant sans doute que nous lui signalons des flics.
Vu le vaisseau de haut bord armé par mon amie et skippé par moi même personnellement, peu de chance que nous en soyons nous mêmes des déguisés ! (Imaginez la juste en violet).


Puis comme nous insistons elle ouvre sa vitre côté passager.
"Votre ceinture de veste est prise dans votre portière" lui annonçons nous alors.

Et là, la réponse surréaliste (ou blonde, finalement) qui tue. Saisissant la ceinture passager elle nous demande : "Heu ... la ceinture extérieure ?"

La S*mart est donc si petite que les passagers sont dehors ???? Comme la moto BMW carénée, dont le passager, tel un manant à la porte du chateau, peut bien rester à la pluie ?

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15 novembre 2006

Décidément ....

Vous vous souvenez de cet épisode ?





Eh bien au même endroit, hier, il s'est encore passé des trucs (c'est juste au pied de la tour de gauche, de l'autre côté du pont).




Cette fois plus de travaux, enfin, plus trop. Encore quelques ouvriers déguisés en citrons avec leurs vestes fluo, mais rien de grave.

J'arrive au feu qui était tout ce qu'il y a de plus vert, mais j'avise du coin de l'oeil un desdits ouvriers pacman qui commence à traverser en courant l'autre partie de la route...

Je me dis qu'il va peut être s'arrêter sur le refuge, mais je ralentis quand même. Le feu en profite pour passer à l'orange, le fourbe. Mais le jeune homme continue sur sa lancée.

A ce moment mon amie me crie "Attention !"

Déjà en train de freiner pour ne pas transformer le coureur en citron pressé je pile, me demandant si c'était pour le feu ou pour lui, qui avait atteint le trottoir d'en face et me regardait, mi figue mi raisin, un peu déconfit.

C'est alors que mon amie me fait remarquer que je suis arrêtée juste sur la cordelette que le gars venait de lâcher quand elle a été sous mes roues....

Je pense qu'elle lui servait à mesurer la largeur de la route. Je ne l'avais pas vue parce qu'elle était de la couleur du bitume, et que somme toute, entre le piéton, le feu, les autres voitures, j'avais quand même de quoi m'occuper les mirettes et l'attention.

J'ai reculé de quelques centimètres en prenant l'air confus et en m'excusant, sans pouvoir réprimer un grand sourire, qu'il m'a d'ailleurs rendu en retraversant, sa ficelle toujours à la remorque.

On n'a pas idée de traverser en courant un quai de Seine pour le moins fréquenté alors que le feu n'est pas encore rouge !

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12 novembre 2006

Efficacité

Depuis le mois de juin ou juillet dernier, la ville de Paris et quelques communes voisines ont décidé de couvrir 260 m de périphérique.

Dit comme ça ça parait simple et vite fait, ça n'a l'air de rien, 260 malheureux petits mètres. Hop je tends les draps, je tire les couvertures, je borde, je mets le dessus de lit, et le tour est joué.

Comment ? Ah c'est pas un lit à faire ? On va même mettre un jardin au dessus ? Bon d'accord, je comprends mieux pourquoi rendu mi novembre, on est toujours dans les travaux, le béton, les machines, les bouchages de files ou carrément de périph complet la nuit..... Ca devrait être fini en décembre.

Mais lundi matin en passant par notre porte de Chatillon habituelle, nous remarquons une nouveauté sur le talus.

Couvrir le périph, qu'ils disaient ! Facile, s'est dit un sdf qui passait par là, je m'en va les aider.

Et voilà le travail, obligeament photographié par ma meilleure amie et néanmoins passagère (ben oui, je ne photographie pas au volant, tout de même, c'est comme le téléphone, ça, je suis sure que ça ne plairait pas à la maréchaussée) :


Futés et efficaces ils sont, les parisiens, non ?

Et en plus vous remarquerez le temps superbe !

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19 octobre 2006

Paris est une fête

The Moveable Feast

Oui, j'aime Hemingway, mais là rien à voir, c'est juste le titre qui m'est venu à l'esprit.

L'autre jour ma meilleure amie devait se rendre dans la banlieue parisienne. Jusque là pas de souci, c'est assez près, on met Mapp*y à contribution, on imprime le plan, et le tour est joué.

Sauf que ....

Vous le savez peut être si vous fréquentez la capitale de temps en temps (et même si vous n'y mettez jamais les pieds, parce que la particularité des routes, c'est qu'elles ont deux bouts, parfois fort éloignés l'un de l'autre, c'est ce qui fait toute leur utilité), les routes nationales qui en partent en étoile pour joindre Paris à Perpette les Tourillons dans toutes les directions, disais je, sont numérotées.

Dans le cas précis, c'est la N7 bien connue de Charles Trenet qui nous intéresse.

Il faut savoir aussi que les communes traversées baptisent leur petit morceau de patrimoine national de noms plus ou moins charmants, souvent de gus ayant grenouillé dans la politique, d'un bord ou de l'autre suivant qu'on est à Neuilly, au Kremlin Bicêtre ou à Vitry, mais aussi de choses aussi originales que République ou Paris, ou Fontainebleau...

Donc à chaque frontière, et même parfois entretemps, soyons fous, la voie devient avenue, rue, boulevard, et les adresses sont rédigées à ce nom.

Où est le problème, me direz vous ? J'y viens. Il surgit lorsque vous demandez votre chemin, sachant que la rue où vous devez aller part de la nationale au moment où celle ci, d'avenue de la Libération qu'elle était, devient tout soudain rue Albert Rémy.
Et bien sûr à force de saleté ou de auvents de magasins mal placés, impossible de lire les plaques.

La question : "Excusez moi, on est avenue de la Libération, là, ou rue Albert Rémy, s'il vous plait ?"
C'te bonne blague, n'en v'là d'une question !

Les réponses :
Cancre version bonne volonté, sait pas mais essaie :
"Heuuuuuu, ben ... heuuuu, ben ch'sais pas, c'est la nationale 7 ???"

Archimède, bon sang mais c'est bien sûr :
"Ah, vous me posez une colle là, Sosthène, on est où, là ?"
"Ben nationale 7 !"

Sûr de soi, non mais elle en pose des questions idiotes, celle ci :
"Libération ou Albert Rémy ? Je ne sais pas mais ce que je peux vous dire, c'est que c'est la nationale 7 !"

Choqué, elle va pas m'apprendre où j'habite, tout de même :
"Ben non, c'est la nationale 7 !"

Un peu bas du front, mais qu'est ce qu'elle me chipote :
"Là c'est la rue Paul Fort"
"Oui, je sais, mais celle qui passe là, juste là, c'est Libération ou Albert Rémy ?"
"Ah non, ça c'est la nationale 7 ..."

Bref, il n'y a plus qu'à naviguer dans les rues adjacentes, plus repérables sur le plan et mieux étiquetée, pour essayer de se faire une opinion .....

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16 octobre 2006

Normal !

Vu dans la rue aujourd'hui :

M'apprêtant à tourner pour entrer sur le périphérique, j'avise dans mon rétroviseur de droite un vélo qui arrive dans le couloir de bus. Je m'arrête donc pour éviter de le transformer en galette cycliste (l'équivalent parisien de celle oeuf jambon fromage bretonne, dite galette complète. Pour les étrangers, une galette est ici une crêpe de blé noir (voir photo). C'était notre minute National Geographic.).

Je vois donc passer devant moi un petit jeune homme, cheveux très courts, et dont je remarque qu'il est en uniforme.

En uniforme bleu marine avec des bandes réfléchissantes, et plein d'outils à la ceinture.

Un pompier !!!!

Et là je regarde le vélo.

Eh bien oui, vous avez deviné, il était rouge :))))) Normal, non ? Mais ça m'a fait rire. M'en faut peu ....

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08 septembre 2006

La plus noble conquête de l'homme

Considérant là où j'habite et là où je travaille, j'ai la chance de pouvoir traverser le bois de Boulogne si le coeur m'en dit pour me rendre d'un lieu à l'autre en passant la Seine au pont de Puteaux, et je profite de cette chance le plus souvent possible.

Le bois est vraiment très beau, quelle que soit la route choisie, même si ce sont des grands axes, quelle que soit la saison et quel que soit le temps. Un franc soleil peut y être aussi agréable qu'une pluie perlant la végétation et la rendant brillante et fraîche. On voit bien quelques filles ça et là (qui j'en suis sûre ne partagent pas mon amour de la pluie, les pauvres), mais aux heures où je hante ces lieux, ça n'a rien de dangereux.


En ce moment les couleurs flamboient, les feuilles de certaines essences commencent à tomber pendant que d'autres restent obstinément vertes, ou se bordent de doré, ou deviennent uniformément jaune vif, orangé ou rouge sombre.

Les marronniers ne vont pas tarder à laisser choir leurs fruits enveloppés de bogues hérissées vert cru, laissant échapper de leurs cocons blancs duveteux leurs fruits luisants qui font le bonheur des chiens promenant leurs maîtres dans ces lieux bucoliques nichés en pleine ville. Les maîtres sont moins ravis, me suis-je laissée dire, les marrons n'étant pas précisément un mets de choix pour canidés et ayant tendance à ne faire qu'un stage de courte durée inside....

Le bois est surveillé au quotidien par des hommes (et des femmes aussi, hein, de nos jours on peut pas les empêcher de s'infiltrer partout, elles) à cheval, qui patrouillent par groupes de trois sur de fort belles montures.


Ce matin c'était donc Route de Sèvres à Neuilly, et presqu'à Neuilly trois de ces cavaliers se trouvaient sur la pelouse près de la route. L'un était encore sur son cheval, mais les deux autres étaient à pied, et visiblement s'interrogeaient sur la route à suivre, mais surtout sur qui allait en décider.

Car l'un d'eux était en train de présenter une carte bien à plat sous le museau de son moyen de transport ....

Et nous qui croyions naïvement avoir inventé le GPS pour que les voitures sachent nous amener toutes seules à bon port. L'homme est décidément d'une présomption !

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26 août 2006

Qui veut voyager loin ....

L'autre matin je rentre dans le parking de ma boite, et comme chaque matin je m'apprête à prendre la rampe qui monte à mon étage préféré.

Juste avant ladite rampe se trouve à chaque étage un espace pour les deux roues.
Au moment où je ralentis pour tourner, et aussi éviter de me faire prendre pour une voiture-balle par une voiture-batte de base ball qui pourrait intempestivement descendre la rampe au mauvais moment, j'aperçois en vision marginale que le scooter garé là dispose sous sa roue avant d'un petit coussin rond bordeaux du plus charmant effet.

Damned, me dis je, car je suis volontiers bilingue quand je me parle, histoire d'entretenir mon anglais, que voilà une attention attendrissante.

En fait en y regardant de plus près, c'était un disque servant à une polisseuse quelconque qu'on avait abandonné là.

Mais j'avoue que l'idée de l'oreiller pour scooter est tout de même plus romantique !

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13 juillet 2006

Bizarre

Je ne comprends pas, pourtant ils n'ont pas gagné, dimanche ....

Mais les Champs Elysées étaient tout pavoisés de drapeaux bleu blanc rouge, ce soir !

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26 avril 2006

Club canin

Ce matin nous traversions le bois comme à l'accoutumée, et comme à l'accoutumée nous nous arrêtons pour faire courir les chiennes de mon amie (et aussi leur permettre quelques soulagements bien naturels).
Depuis quelques jours nous avons découvert un nouvel endroit assez près de Neuilly et donc je m'apprête à m'y arrêter, quand j'avise devant l'entrée un gros 4x4 noir intérieur cuir déjà garé.
Son conducteur est à sa place, la portière droite grande ouverte (vous vous demandiez comment je savais, pour le cuir, hein ?), et un chien placide musarde alentour. Le monsieur paraît la soixantaine. Il surveille le chien de loin en téléphonant.
Attendant mon amie (il ne faisait ni très beau ni très chaud, et donc je suis restée à l'abri à écouter la radio. Pi je fais ce que je veux, d'abord !), je me fais la réflexion que s'il l'accompagnait, son chien trouverait sans doute beaucoup plus de goût à la promenade, vu l'air d'incommensurable ennui que celui ci dégage. Mais bon, chacun son truc, et puis il a peut être des soucis pour marcher, vagabondé-je de la pensée .....
Au bout d'un moment le chien se rapproche de la voiture, puis y remonte sans grand enthousiasme.
Observant toujours la scène sans vraiment m'y intéresser, je me dis que là quand même, le monsieur va devoir se bouger pour fermer la portière.
C'est alors que je vois l'extrémité d'un club de golf sortir, le fer se loger dans la poignée et attirer la portière à portée de main pour la claquer !!!!!
S'il joue au golf, il doit quand même pouvoir marcher, donc. Ou alors il a acheté un club juste pour ça ?
Merde kôa, on est à Neuilly tout de même !!!!!

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25 avril 2006

Pas bouger

Sur le trajet du bureau ce matin, moi au volant, mon amie/presque soeur et néanmoins collègue à côté, après avoir traversé comme de coutume le bois de Boulogne (qui soit dit en passant, en cette saison, sous le soleil et après les déluges récents, est un véritable enchantement printanier), nous voici sur le petit bout de quai de Seine que nous empruntons pour rejoindre notre tour préférée.
Là gros embouteillage, alors que d'habitude ça roule bien. Venant de tout à gauche, j'ai déjà un peu de mal à m'insérer dans la file du milieu, celle qui va où je veux aller (je suis tellement prévisible et logique, comme fille ...). L'explication nous apparait quelques centaines de mètres plus loin : des travaux obligent ma file à s'amalgamer en une seule avec la plus à droite, ce qui invariablement et mathématiquement n'arrange jamais la circulation.
En vertu du principe habituel de une fois toi une fois moi, dit aussi principe de l'engrenage, je pointe le nez de la titine à MA place, entre les deux voitures de la file d'à côté de tout temps prédestinées à m'accueillir. La madame devant qui je m'immisce n'avait visiblement pas l'intention de me laisser passer, et elle fait la gueule dans mon rétro tout en discourant dans son téléphone mains libres. Mais je sais être persuasive, genre c'est à moi de passer, je passe, même pas je regarde si tu vas me laisser (enfin, si, un peu quand même, ce n'est pas ma voiture, mais là on était à 10 à l'heure, et elle n'allait pas risquer sa carrosserie). J'adore faire ça ! Quoi, comment ça, je suis perverse ???? Mais non, pas du tout ! Un peu joueuse, tout au plus, ça pimente la vie :)
Au niveau des travaux et du feu qui vient de passer rouge, le gros camion qui bouche le passage m'empêche également de voir ce qui vient de la gauche, mais un policier providentiel est posté là pour épargner tout état d'âme aux pauvres automobilistes que nous sommes. Je m'arrête au feu, je lève le nez et me mets en mode listen pour capter ce que va me sémaphorer ce brave jeune homme, plutôt mignon au demeurant (oui, j'avoue, les uniformes me font craquer, et alors, chacune son truc :) ).
Et là je le vois pointer son index vers sa chaussure en me faisant signe d'avancer.
J'obtempère en riant et en disant à mon amie "Comment ça, au pied tout de suite pas bouger ?".
Et me tournant vers elle, je la vois qui au même moment a pris la posture du chien haletant, content d'avoir pigé l'ordre et obéi !
Mort de rire le représentant de la force publique, qui jusque là devait s'ennuyer ferme !
Il s'approche de la vitre et nous dit "C'est bien, vous aurez un os!"
La dessus les deux chiennes de mon amie qui jusque là somnolaient derrière, entendant le mot magique, sautent sur leur pattes et nous destroyent les tympans aux cris de "Où ça un os, on en veut, on en veut, où ça ????"
N'est ce pas une journée qui commence idéalement ?

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06 avril 2006

Paris

J'ai dit dans le billet précédent que j'étais née en Anjou. Je tiens à mes origines, mes familles paternelle et maternelle en sont issues et c'est un coin de la France cher à mon coeur. Toutefois mon père a été élevé à Paris et y travaillait quand il a épousé ma mère. J'ai donc été élevée à Paris itou, à l'ombre de Saint Sulpice d'abord, puis la famille s'agrandissant, du côté d'Alésia. Mes parents sont partis de chez moi (je vous l'ai dit, je ne fais rien comme tout le monde) au début de ma dernière année d'études, et mon frère aîné et moi avons donc atterri dans le 15ème, chez une de mes tantes.
J'avais toujours trouvé mon environnement fort beau, passant mes jeudis au jardin du Luxembourg, allant à l'école rue d'Assas, St Germain des Prés sous les yeux.
Quand j'ai été plus âgée et que j'ai pu sortir avec des amis j'ai également beaucoup arpenté les quais de la Seine, les Champs Elysées et autres quartiers chargés d'histoire, toujours avec un regard affectueux pour les façades majestueuses, les boulevards animés, les perspectives grandioses, les rues plus ou moins familières. C'était chez moi aussi, c'était ma ville à moi.

Les aléas de la vie m'ont ramenée à Paris il y a un peu plus de 5 ans, après des pérégrinations ici ou là, que je vous raconterai éventuellement. Et ils ont également fait que j'ai de nouveau atterri chez ma tante. 25 ans de ma vie comme entre parenthèses ! J'avais de nouveau 20 ans, j'étais libre, je décidais pour moi toute seule. Et mon trajet m'amenait à prendre la ligne 6 du métro, de Raspail à l'Etoile.
Pour les non adeptes du métro, il faut préciser que cette ligne est aérienne pratiquement tout le long, et passe au pied de la tour Eiffel, où elle traverse la Seine.
Et là de nouveau le choc de la pierre blonde, des façades aux fenêtres alignées, plus ou moins décorées, des bords de Seine imposants, de l'eau verte et des péniches, de la tour Eiffel soudain visible de tout près, faisant s'exclamer les touristes, du palais de Chaillot tout blanc, des flèches d'églises qui surgissent de la mer de toits au loin, de Montmartre blanc aussi comme posé sur le tout...
Le métro passe au niveau du premier étage, et au fil des voyages on découvre une petite statue dans une niche, une date sur un fronton de porte, une cour derrière un mur, une chapelle au fond d'une impasse qu'on ne voit que quelques instants.....

Depuis plusieurs années cependant, en fait depuis que nous sommes voisines, je fais le trajet en voiture avec ma presque soeur (je vous raconterai aussi) que je connais depuis l'école d'ingé (mon Dieu, 33 ans déjà !!!!), qui m'a proposé ce job juste quand j'en avais besoin et avec qui par conséquent je travaille.
Et parfois il nous prend des fantaisies, comme mardi.
Entre tous les jours de l'année, il a fallu que ce soit ce mardi, jour de manifestations prévues dans la capitale et de grève de métro, ce qui provoque généralement une hausse de trafic assez considérable.
Tiens, nous sommes nous dit, ras le bol de prendre le périphérique, il y en a encore pour une heure, si au lieu de faire comme d'habitude dans ces cas là et de prendre par l'extérieur nous traversions par Paris ????
Voilà une idée qu'elle nous a paru géniale, et que nous mîmes à exécution illico, moi au volant, et elle au plan (quel bonheur de pouvoir se tromper, elle ou moi, sans se faire pourrir comme quand c'étaient nos maris ....). Eh bien il doit y avoir un bon Dieu pour les donzelles écervelées, parce qu'à part beaucoup de cars à CRS et beaucoup de leur contenu alentour, nous avons effectué la traversée en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire ....
Et de nouveau, l'Etoile, les Champs, les petit et grand Palais, l'esplanade des Invalides mmmmmm mais que c'est beau ... Un peu beaucoup de dorure parfois, mais bon, dans l'ensemble, on se régale les yeux. Sans compter que nous passons par mon ancien quartier, et que là ce ne sont plus 25 ans qui disparaissent, mais une bonne quarantaine.
Décidément j'aime Paris.

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04 avril 2006

Justice immanente, ou perversité latente ???

Le jeudi soir, depuis 3 ans maintenant, je chante. (Enfin, je chante depuis 10 ans, mais 3 ans dans ce choeur là).
Ca se passe à 15 ou 20 km de chez moi, en banlieue aussi, et vu l'heure et les liaisons RATP transversales pratiques, je prends ma p'tite auto. Je passe depuis un certain temps par la campagne pour éviter le périphérique, et surtout la traversée de Boulogne qui est assez souvent problématique.

Me voilà donc en route jeudi dernier par Vanves, Issy les Moulineaux, Boulogne (quand même un petit peu) etc .... Ben oui, la campagne, je vous ai dit. Il n'y a pas grand monde, mais tout de même quelques autres usagers de MA route. A un feu je m'arrête, disciplinée que je suis, et vient s'arrêter à mon côté gauche une jolie petite voiture bleue dont je serais bien incapable de déterminer la race, mais joli bleu, et mignon conducteur (ben quoi, j'ai des yeux et même des lentilles dessus pour mieux voir, et au prix qu'elles sont, faut que je m'en serve, on m'a toujours dit qu'il ne fallait pas gaspiller). Toutefois un je ne sais quoi dans son attitude me laisse à penser qu'il considère qu'il DOIT passer devant ma Titine à moi que j'aime....
Moi, musique tranquille baignant l'habitacle, pas vraiment agressive et pas en retard (enfin, pas plus que d'habitude), je n'en tire aucune conclusion consciente.
Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais depuis pas mal de temps maintenant, le parisien ou assimilé qui faisait un pipi nerveux si vous ne démarriez pas au moment où il n'y a plus de feu parce qu'il est en train de passer du rouge au vert et vous assourdissait d'insultes et de coups de klaxon, ce même parisien demeure scotché au bitume 10 bonnes secondes avant de réagir au feu vert .... Mutation génétique ? Engourdissement des neurones dû à la pollution ? Immigration massive de provinciaux (non, ne tapez pas, j'en suis aussi) ? Je me perds en conjectures ....
Mais moi je me fais un jeu de démarrer vite quand j'ai le droit d'y aller, donc je me retrouve ce soir là dans la suite de la rue (à une voie) devant le petit bleu. Qui n'apprécie pas, essaie de doubler à droite, à gauche, se retrouve coincé derrière la voiture qui tourne, le bus qui s'arrête .... et devient de plus en plus nerveux (comment ça, ça m'amuse ?? air innocent).
Au feu suivant petit bleu et petite rouge sont de nouveau côte à côte, sans personne devant, et je le vois qui affûte son pied droit les yeux rivés au feu (mais non je ne vois pas à travers la tôle, m'enfin, mes lentilles sont performantes, mais tout de même ! Je veux dire que j'imagine, j'extrapole ...).
Le feu passe au vert, et le voilà qui fonce, se rabat devant moi et .... kabunk, dans l'arrière d'une tite verte qui venait de piler pour laisser un bus sortir de son arrêt .......

C'était vilain de rire en passant tranquillement à côté ? (Je précise qu'il n'y avait pas de dégâts du tout ....).
Je ne sais pas vous, mais ce genre de petite scène, moi, ça m'illumine ma journée :)

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